L’Union Progressiste Sénégalaise (UPS), parti au pouvoir, absorbe le Parti du Rassemblement Africain (PRA), alors seul parti d’opposition légal.

Senghor est réélu le 25 février 1968 (personne ne s’était présenté contre lui). La situation est similaire pour les élections législatives où seule une liste se présente, celle de l’UPS. Néanmoins, la situation économique est mauvaise et des troubles sociaux éclatent, notamment à l’Université, sans rapport avec les événements de mai 68 en France. Un mot d’ordre de grève générale est même lancé, mais le gouvernement parvient à enrayer le mouvement. Les étudiants se remettent en grève en avril-juin 1969.

L’état d’urgence est proclamé le 11 juin et Senghor prend conscience de la nécessité de démocratiser le pays. La révision constitutionnelle du 26 février 1970 met en place un régime présidentiel plus modéré et crée un poste de Premier ministre qui est confié à Abdou Diouf.

La sécheresse de 1972 provoque de nouveaux troubles sociaux, et l’agitation augmente fortement dans les milieux scolaire et universitaire. Cependant, Senghor remporte l’élection présidentielle du 28 janvier 1973 avec 97 % des suffrages et Abdou Diouf reste Premier ministre.

En juillet 1974 la fondation du Parti démocratique sénégalais (PDS) est autorisée. Son dirigeant est Abdoulaye Wade. De plus, plusieurs prisonniers politiques, dont Majhemout Diop, sont libérés.

LAISSER UNE RÉPONSE

Veuillez entrer votre commentaire!
Veuillez saisir votre nom ici