Le Président de la République française Nicolas SARKOZY effectue une visite au Sénégal. C’est au cours de cette visite qu’il avait prononcé à l’Université Cheikh Anta Diop un discours assez controversé sur le retard de l’Afrique.

Une allocution prononcée par le président de la République française, Nicolas Sarkozy, le , à l’université Cheikh-Anta-Diop de Dakar (Sénégal), devant des étudiants, des enseignants et des personnalités politiques.

D’une durée de 50 minutes, le discours de Nicolas Sarkozy est rédigé par son conseiller Henri Guaino. Le président français déclare notamment que la colonisation fut une faute tout en estimant que le « drame de l’Afrique » vient du fait que « l’homme africain n’est pas assez entré dans l’Histoire. […] Le problème de l’Afrique, c’est qu’elle vit trop le présent dans la nostalgie du paradis perdu de l’enfance. […] Dans cet imaginaire où tout recommence toujours, il n’y a de place ni pour l’aventure humaine ni pour l’idée de progrès ».

Ce discours suscite de nombreuses réactions en France et dans le monde. Les critiques peuvent être rassemblées en deux principales catégories : d’une part l’absence de repentance pour les fautes françaises commises à l’époque coloniale, d’autre part, la condescendance, voire l’arrogance et le paternalisme affiché par le chef d’État français.

Doudou Diène, rapporteur spécial de l’ONU sur les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et de l’intolérance qui y est associée, a déclaré à la tribune de l’ONU que « dire que les Africains ne sont pas entrés dans l’Histoire est un stéréotype fondateur des discours racistes des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles ».

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