Votée sous la troisième République, la loi du 29 juillet 1881 vient définir les libertés et responsabilités de la presse aussi bien en France que dans ses colonies. Même si la presse a acquis d’autres prérogatives au cours de son évolution, c’est cette loi qui a jeté les bases d’une presse libre et totalement responsable.

Considéré comme le texte juridique qui fonde la liberté de la presse, la loi du 29 juillet 1881 ne garantit pas seulement la liberté d’expression. Ce texte associe étroitement la liberté à la responsabilité. C’est pourquoi, en sus des garanties accordées aux acteurs de la presse, la loi fixe des limites à ne pas franchir en précisant ce qu’il faut faire et ce qu’il ne faut pas faire. Même s’il ne garantit pas une libéralisation effective dans le secteur de la presse, le texte du 29 juillet 1881 déplace le curseur du régime préventif au régime répressif. Autrement dit, l’autorisation préalable et le cautionnement du timbre, naguère des conditions à toute publication, cèdent la place à la répression de certains délits de presse.

Cette loi de 1881 ne fera pas un effet qu’en France seulement. Elle est étendue aux colonies françaises à l’instar du Sénégal qui s’ouvre un peu à la libéralisation. Malgré les toilettages que ce texte a connus dans les anciennes colonies avec des abrogations par-ci, des amendements par-là, la loi du 29 juillet 1881 constitue la base de nombre de législations africaines relatives à la presse.

Cependant la libéralisation effective voit le jour au Sénégal avec le président Abdou Diouf à partir de 1982. La liberté de la presse et la liberté d’expression étant garanties par la constitution qui dispose que « tout citoyen a le droit de diffuser ou d’exposer ses opinions par la parole, la plume et l’image, ainsi que le droit de s’instruire sans entrave aux sources accessibles à tous ».

SeneNews.com

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