Les Saillies Du Profane.

Nous nous en sortirons pas tant que chacun refourguera sa culpabilité à l’autre. Nous sommes la société sénégalaise et c’est ensemble que nous sommes chacun coupable du fait « Barsa wala Barsaak ». Chacun doit donc en toute responsabilité se poser en solution et ensemble rendons espoir au Sénégal.

Dans ce pays, il faut avoir pour être. Il faut se bander de tous ses attributs de richesse financière pour exister socialement. Celui qui n’a pas, n’est rien. Et tous ceux (médias, élites) qui participent à la formation de la conscience populaire, ne font que la promotion de l’avoir. Alors chacun ne cherche plus qu’à avoir, parce que sans avoir, chacun est socialement mort dans sa famille d’abord, dans la société ensuite.

Dans ce pays, il faut avoir beaucoup de chance (connaissances, bras longs, pistons), le mérite vient après pour trouver un emploi qui convient et qui peut te faire exister socialement. Malgré tout le bruit fait autour de tous les programmes, agences et autres solutions institutionnels, provisoires ou définitifs, il n’y a pas d’emplois. Le travail ne manque pas parce que dans une nation en construction il y’a beaucoup de travail.

Dans ce pays, rien ne présage de lendemains meilleurs. Tout est désespérant. Personne ne va alors s’autoriser à dire à un jeune qui vit crûment la réalité sociale et sociétale, de ne rien faire pour exister. Surtout si ceux qui demandent à rester, sont grâce à leurs avoirs. Et ce sont souvent eux qui bandent le plus.

Saillies du Profane

Taffa Gueye/archipo.info

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