22 Octobre lorsque, les nations unis désavouaient la CREI …

« Sénégal est une démocratie qui ne date pas de ma présence à la tête de l’État. Nous avons une justice qui est, certes, perfectible, comme toutes les justices du monde, mais responsable », assénait le président Macky Sall le 12 novembre, interrogé par France 24 au sujet des affaires judiciaires incriminant Karim Wade et Khalifa Sall. À propos du candidat du Parti démocratique sénégalais (PDS, opposition), exilé au Qatar depuis plus de deux ans, et de l’ancien maire de Dakar, lui aussi candidat à la présidentielle malgré son incarcération, le chef de l’État sénégalais précisait : « [Ce sont] des personnes qui ont fait tous les recours dans le cadre de la procédure judiciaire, jusqu’à la Cour suprême ».

Quarante-huit heures plus tard, le désaveu est cruel. Le 14 novembre, les « constatations » du comité des droits de l’homme des Nations unies, saisi par Karim Wade en mai 2016, étaient signifiées à l’État du Sénégal et aux avocats de l’intéressé. Les conclusions contenues dans ce document de 14 pages, que Jeune Afrique reproduit ici, sonnent comme un désaveu cinglant pour l’État sénégalais.

Du coup après le Groupe de travail des Nations Unies, la Cour de justice de la CEDEAO, ainsi que la justice française qui s’était opposée à la spoliation de ses biens, c’est un nouveau camouflet qui est ainsi infligé par une institution internationale aux autorités sénégalaises dans leurs manœuvres visant à écarter Karim Wade de l’élection présidentielle au point de cacher cette décision au peuple sénégalais alors que le Comité leur a demandé de la publier et de la porter à la connaissance de l’opinion nationale et internationale.

Notons aujourd’hui l’éligibilité du fils du pape du Sopi est plus que jamais recevable.

Archives/archipo.info

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