Le tabou n’est pas dans le sujet, mais dans l’espace où le sujet se déploie. Personne n’a à l’idée d’aborder le sujet Mort dans une fête de naissance. Il ne s’agit pas non plus de censure mais surtout de bon sens.
Chaque sujet à son domaine de définition, son espace temporel et géographique. Respecter cela c’est avoir le tact dans le discours et n’être jamais dans le mot de trop ou les mots qui assassinent l’oreille.

C’est fort de cela que dans nos langues, chaque mot est appelé différemment selon le contexte, le lieu et la destination. C’est pourquoi dans nos pays, il y’a des hommes qui sont chargés de transmettre la parole public. Ils ont en eux innés ou acquis l’art des bons et beaux mots. Ils ont le talent de dire haut les mots qui dérangent sans outrager.

C’est pour cela qu’il ne faut jamais dire ce que l’on pense, où on le pense, quand on le pense. Ce n’est point taire des vérités, mais dire chaque vérité avec le mot qui sied. On ne dit jamais ce que l’on veut, avec les mots que l’on veut, pour ne pas risquer de regretter une langue trop pendue.

La belle parole est une charité.

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