6 Décembre 1983, attaque contre les Forces de sécurité à Diabir dans le département de Ziguinchor ; bilan : trois gendarmes tués, trois autres et un policier bléssés. Ce qu’il faut savoir c’ est que durant les mois de janvier et décembre on note toujours des regains de tension en Casamance.

Le figaro nous rappelle d’une attaque le 2 janvier 2012 où un gendarme a été tué et trois blessés par des présumés rebelles dans cette région en proie à des troubles. « Il y a eu une attaque ce matin » de la brigade de gendarmerie d’Affiniam, à environ 30 km de Ziguinchor, la principale ville de la région, « il y a eu morts, trois blessés et deux portés disparus », a affirmé le porte-parole de la gendarmerie, le commandant Papa Ibrahima Diop. « Du renfort a été envoyé sur place pour sécuriser les lieux et rechercher les portés disparus », a-t-il indiqué.

Selon lui, les assaillants étaient « une vingtaine » d’hommes armés, et sont « supposés appartenir au MFDC », le Mouvement des forces démocratiques de Casamance, une rébellion active dans la région et divisée en plusieurs factions politiques et armées. « C’est la première fois depuis longtemps que les gendarmes sont visés » par les présumés rebelles en Casamance, où des hommes armés s’en prennent plus à des militaires ou à des objectifs de l’armée, a-t-il dit, sans autres détails.

« Les rebelles ont passé la nuit dans le village »Un habitant joint dans la zone de l’attaque depuis Ziguinchor a affirmé que les assaillants étaient « une trentaine », et évoqué un bilan d’un mort, deux blessés et quatre portés disparus du côté des gendarmes. « J’ai eu la peur de ma vie aujourd’hui. Ce dont je suis certain, c’est que les rebelles ont passé la nuit dans le village », a dit cet habitant.

Cette attaque est la dernière d’une série de violences ayant secoué la région ces dernières semaines, avec des attaques de cantonnements militaires suivies d’opérations de ratissage de l’armée qui ont fait plusieurs victimes, militaires, civiles et rebelles. Le 13 décembre, des présumés rebelles avaient attaque un cantonnement militaire à Kabeum, un village de la région, faisant « plusieurs tués » et enlevés dans les rangs de l’armée, selon des sources militaires sur place alors que l’armée avait nié avoir eu des morts dans ses rangs.

archives/archipo.info

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