9 Décembre 1991

Ouverture à Dakar de la VI° Conférence de l’organisation de la Conférence islamique (O.C.I). La première session du comité permanent s’était tenue dans la capitale sénégalaise en 1983Le 6e sommet de l’Organisation de la Conférence Islamique s’est ouvert hier à Dakar avec l’allocution du président sortant de l’OCI, l’émir Jaber Al-Ahmed Al-Sabah du Koweït qui s’en est pris violemment à l’Irak. Seul Bagdad boycotte officiellement ce sommet où l’Iran est revenu en force avec une importante délégation dirigée par le président Hachimi Rafsandjani. L’Iran n’avait pas été représenté à un tel niveau depuis la révolution islamique de 1979.

Au moment prendre la paroles lors des retrouvailles de la grande famille musulmane , M. Diouf se dit  » très déçu  » de l’absence de plusieurs chefs d’Etat arabes : entre autres, le roi d’Arabie saoudite, le souverain chérifien et le président égyptien. Le chef de l’Etat se dit  » d’autant plus surpris que, pour la première fois, l’OCI se réunit en Afrique subsaharienne  » et que ces défections de dernière minute peuvent être considérées comme le fruit  » d’une attitude concertée des pays arabes « . Méfiance et désintérêt vis-à-vis du continent noir ?  »

L’Afrique sub- saharienne ne manquera pas, en tout cas, de l’interpréter ainsi, note-t-il, quelles que soient les raisons, bonnes ou mauvaises, invoquées par ceux qui manquent à l’appel.  » Ce que l’ on peut noter dans l’organisation de sommet ça été un modele de gestion sous la resposabilité de Djibo Kâ.

Lors de l’évaluation du deuxième sommet de l’Oci organisé par Karim Wade, Abdou Latif Coulibaly dans son ouvrages « Contes et Mécomptes de l’Anoci » souffre profondément du silence de Djibo Leyti Ka sur « les mensonges de Karim » au sujet du sommet de l’Oci de 1991. Il l’invite, dans son ouvrage, à parler pour rétablir la vérité sur un sommet qui a été, selon lui, un modèle de gestion des affaires publiques.

« C’est dommage que Djibo Leyti Ka garde le silence sur les mensonges de Karim, alors que lui-même, en collaboration avec le délégué général au sommet, le haut fonctionnaire Abdou Wahab Talla, et avec celle de nombreux autres fonctionnaires anonymes, a réalisé un travail remarquable, pour la tenue du sommet de 1991 ».

archives/archipo.info

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