À la lumière des récents événements, le différend qui oppose Bocar Samba Dièye et la Cbao, l’Association des clients et sociétaires des institutions financières (Acsif), a tenu à apporter des clarifications, notamment sur la sortie malheureuse de l’ancien premier ministre et ex-directeur général de la CBAO, Abdoul Mbaye sur une télévision à propos de la délinquance financière dans les banques.

L’Acsif, par la voix de son président, Famara Ibrahima Cissé, a tenu mardi lors d’une conférence de presse à apporter des clarifications sur les sorties d’Abdoul Mbaye sur la question de la délinquance financière dans les banques. L’Association a posé bon nombre de questions à savoir : «  depuis quand, dans une banque qui a des milliers de clients, il appartient au Dg de ranger les traites, les copies de chèque et autre documents de paiement ? De quelle traite Abdoul Mbaye nous parle-t-il? ».

Or, pour rappel, la Cbao a présenté pour cette seule opération, trois traites litigieuses différentes. « Laquelle est valide? La traite en question, comment une opération de débit peut avoir trois traites différentes ? Comment la création d’une traite peut-elle être postérieure à une opération ? Surtout que la livraison était à vue? Depuis quand une banque en contentieux avec un client de plus de 5 milliards 650 millions peut-elle encore lui octroyer un crédit de 11 milliards remboursés entièrement? Depuis quand une banque avec qui vous êtes en contentieux vous délivre-t-elle une lettre de main levée via son notaire. Depuis quand une banque qui vous réclame de l’argent fait passer l’opération sur votre compte des années après. Toute opération de débit ou de crédit sur un compte quel qu’il soit doit automatiquement figurer sur le compte juste après l’opération? Mais attendre des années pour passer l’opération surtout un tel montant relève de l’absurdité financière. Depuis quand une banque s’autorise un dépassement de plus de deux milliards pour un client sans document d’avertissement et ou sans son aval? ».

Pour Famara Ibrahima Cissé, toutes ces irrégularités attestent qu’il n’y a jamais eu dans cette transaction une quelconque traite. « Il s’agit en réalité d’un scénario monté de toutes pièces par des délinquants financiers pensant profiter des faiblesses physiques et financières de Bocar  Samba Dièye », confie le président de l’Acsif.

En définitive,  pour Famara Ibrahima Cissé, aucune banque ne s’y prendrait avec autant de légèreté pour un montant aussi important si la traite existait réellement. Par conséquent, pour l’association, il appartient à la banque de rembourser l’intégralité de la somme débitée du compte de Bocar Samba Dièye et de poursuivre ses propres voleurs réfugiés en politique et qui font aujourd’hui les plateaux de téléphone pour se justifier.

 

Ousmane THIOR –  Correspondant Archipo/Dakar Banlieue

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