Je condamne avec la dernière énergie toutes ces manifestations arguant des dérangements dûs au couvre-feu. Il suffit juste de demander à ces majoritairement adolescents en quoi le couvre-feu les dérange? Qu’est-ce qu’ils faisaient entre 21h et 5h d’utiles et de productifs et que le couvre-feu a mis à l’arrêt? Une manifestation de transporteurs pour un allègement des restrictions sur les déplacements peut être comprise. Chauffeurs et transporteurs sont très impactés par l’état d’urgence. Plus que d’autres secteurs, ils doivent être écoutés, aidés et encadrés.
Tout cela résulte d’une cacophonie dans la communication de tous. L’État a donné l’impression que c’est une certaine partie de l’opinion qui commande la marche, montrant toute sa faiblesse. L’opinion ne gouverne pas, surtout quand sa compréhension des situations est brouillée par mille intérêts divergents, contradictoires.
Le Covid-19 est très présent dans notre pays et il tue. L’exigence de vivre en luttant contre le virus grâce aux  gestes barrières est impératif. Vivre n’est pas se suicider. L’État doit trouver la stratégie pour laisser vivre sans suicider sanitairement et économiquement les populations.
La responsabilité de chacun est mise à l’épreuve. L’État  à son niveau, le citoyen à son niveau, dans cette épreuve chacun est coupable de l’échec de tous. Un échec qui  laissera personne indemne.
Taffa Guèye, Saillies Du Profane

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