Qui succédera à Liverpool ? Lyon résistera-t-il à Cristiano Ronaldo ? Les nouveaux riches, le PSG et Manchester City, se paieront-ils enfin une place de choix ? Le Bayern Munich est-il vraiment la meilleure équipe d’Europe ? À partir du 7 août, la Ligue des champions lancera son sprint final dans une configuration unique. Impatients d’en connaître le scénario ? Ça tombe bien, FF a tout prévu.

7 août : Quand Memphis bloque la route de Cristiano

Grand seigneur, Jean-Michel Aulas est «pour le fair-play» et a donc «accepté ce match retour» face à la Juventus après la victoire de l’OL au Groupama Stadium le 26 février (1-0), lors des huitièmes de finale aller. Rudi Garcia et ses hommes se présentent donc dans le Piémont pour lancer le grand retour de la Ligue des champions. Victime d’un retour exceptionnel de l’Inter Milan d’Antonio Conte et déchue de son titre en Serie A, la Vieille Dame joue très gros, et s’en remet à Cristiano Ronaldo pour ouvrir le score à la demi-heure de jeu. Les Lyonnais plient, souffrent, résistent, et puis la lumière apparaît : d’une ouverture smashée de quarante mètres, Bruno Guimaraes envoie le revenant Memphis Depay sur orbite. Le Néerlandais crucifie les Bianconeri à dix minutes du terme. L’exploit est là, le fair-play est récompensé.

12 août : L’Atalanta continue de planer

Vous prendrez bien un peu de champagne en entrée ? Le premier quart de finale oppose les deux équipes frissons de la saison, l’Atalanta et le RB Leipzig. Ça joue, ça court, ça presse, ça dribble, ça centre… Un match si festif qu’on se croirait dans le quartier du Bairro Alto, et non au Stade José Alvalade. Julian Nagelsmann et Gian Piero Gasperini se rendent coup pour coup, se confisquent le ballon à tour de rôle, le tableau affiche 2-2 après 90 minutes. Moment choisi par Papu Gomez, le capitaine bergamasque, pour inventer un dribble venu d’ailleurs, faisant trébucher Lukas Klostermann avant de servir Duvan Zapata sur un plateau. Cendrillon s’invite au bal, et dans le carré VIP s’il vous plaît.

14 août : Neymar, fallait pas l’énerver

Évidemment, le tirage au sort a réservé un duel fratricide entre les deux formations françaises. Battu par l’OL en finale de la Coupe de la Ligue deux semaines plus tôt (1-2), le PSG a un compte à régler, et une première demi-finale de Ligue des champions depuis 1995 à aller chercher. Touché au genou gauche par un tacle mal maîtrisé par Marcelo au Stade de France, Neymar est bandé, et très énervé. Dans le désormais traditionnel 4-4-2 de Thomas Tuchel, le numéro 10 parisien régale, offre deux passes décisive avant de conclure lui-même, sur penalty, la prestation solide et appliquée de son équipe (3-1). Un ciel enfin sans nuages à Paris ? Pas vraiment, puisqu’au milieu de la seconde période, la cuisse droite de Mauro Icardi a lâché. Le fantôme d’Edinson Cavani, récemment présenté par l’Atlético de Madrid, rôde à Lisbonne.

18 août : Trop fort, ce Bayern

Encore un adversaire allemand pour l’Atalanta dans une demi-finale historique. Mais cette fois, c’est l’armada du Bayern Munich qui se présente face la Dea. En course pour un triplé Bundesliga – Coupe d’Allemagne – Ligue des champions, la bande à Hansi Flick ne faiblit pas après avoir fait exploser le Barça en quarts (4-2). Elle impose son rythme, récupère le ballon haut, contrôle les transitions, et exploite les espaces dans la défense adverse (3-0). D’un doublé plein de classe, Robert Lewandowski en profite pour égaler le record absolu de buts inscrits sur une édition de C1, détenu par Cristiano Ronaldo (17 en 2013-14). L’attaquant polonais et son équipe étaient un obstacle trop élevé pour l’Atalanta, qu’on reverra tout de même dès le mois d’octobre pour la nouvelle saison de Ligue des champions. Plaisir.

19 août : PSG-City, l’histoire se répète

Déjà adversaires en quarts de finale en 2016, le Paris Saint-Germain et Manchester City se retrouvent cette fois en demi-finales, dans un duel de nouveaux riches qui fait trembler les conservateurs du Vieux Continent. Comme quatre ans auparavant, le duel n’est pas un sommet dans le jeu, Paris acceptant de défendre dans son camp face aux hommes de Pep Guardiola. Et comme lors de leur précédent affrontement, c’est Kevin De Bruyne qui se met en mode  »rose cochon » pour faire craquer le PSG. Une frappe de 25 mètres, un centre à ras de terre puissant et précis vers Raheem Sterling : le Belge, intenable, enterre les rêves de gloire parisiens. Et le but d’Eric Choupo-Moting, ultime joker lancé par Thomas Tuchel en fin de partie, n’y change rien (2-1). Neymar, qui a manqué une énorme occasion à 0-0, est en larmes. Thiago Silva, resté sur le banc, vient le consoler. La fin d’une époque.

23 août : Le grand dénouement

Quelles retrouvailles ! C’est donc en finale que Pep Guardiola peut (enfin) se frotter à son ancienne équipe, le Bayern Munich. Dans un contexte tendu alors que les deux clubs négocient ardemment pour s’échanger Leroy Sané et Thiago Alcantara, ce sont les Citizens qui démarrent fort, Sergio Agüero trompant Manuel Neuer dans un angle fermé. Classique, comme la réaction des Bavarois, qui mettent le pied sur le ballon dès l’entame de la seconde période et provoquent l’expulsion de Fernandinho. Joshua Kimmich, d’une sublime frappe enroulée à l’entrée de la surface, puis Leon Goretzka, d’une tête rageuse sur un centre de Benjamin Pavard, offrent un sacre en forme d’apothéose au Bayern. Logique, implacable. Wunderbar Fussball. – C.C.

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