La France va-t-elle bientôt voir les premiers effets du second confinement ? La question est dans tous les esprits alors que les contaminations ne cessent de bondir et que le bilan dépasse désormais les 40 000 morts depuis le début de l’épidémie.

En attendant cette « revoyure » du dispositif à la mi-novembre, le gouvernement a de nouveau écarté ce dimanche un confinement ciblé pour les personnes âgées, son porte-parole Gabriel Attal soulignant notamment que cette mesure serait « éthiquement compliquée ». « Aujourd’hui ce n’est clairement pas le scénario que nous envisageons » et « ce n’est pas notre projet », a abondé Olivier Véran. Mais il a refusé d’écarter « définitivement » pour l’avenir une telle hypothèse.

A l’approche des fêtes, Gabriel Attal a de son côté reconnu que les Français ne pourraient pas vivre un Noël comme d’habitude. Mais « nous ne voulons pas d’un Noël en visio. Nous voulons que les Français puissent fêter Noël le plus normalement possible », a-t-il assuré.

D’après les données samedi de Santé publique France (SpF), 306 malades du Covid-19 sont décédés dans les dernières 24 heures, portant le bilan total à 40 169 morts. Avec 4410 patients en réanimation et soins intensifs, contre 3721 au début de la semaine, la pression est considérable sur ces services hospitaliers. La capacité totale d’accueil a été portée de 5000 à 6400 lits, avec un objectif à 7500 ces jours-ci, qui pourrait encore être relevé à 10 500 lits.

La situation est tendue dans plusieurs régions : de premiers transferts de malades du Covid-19 ont organisé au sein du pays, et, depuis jeudi et vendredi, de la région Grand Est vers l’Allemagne.
Le nombre de nouvelles contaminations n’a pas été communiqué samedi, après un embouteillage informatique provoqué par l’afflux de tests, qui avait rendu leur recensement incomplet ces derniers jours. Des données corrigées seront publiées lundi par SpF. Vendredi, l’agence sanitaire avait fait état d’un nouveau record avec plus de 60 000 cas positifs, soit deux fois les niveaux constatés à la mi-octobre.

En visite auprès des soignants dans la Loire, département où la situation sanitaire est la plus dégradée de France, le Premier ministre Jean Castex a répété samedi que « la meilleure chose est d’éviter que des malades arrivent à l’hôpital, plutôt qu’ils en soient évacués. Et pour ça, il n’y a pas d’autre solution que de respecter strictement le confinement et les gestes barrières ».

« La situation est très préoccupante », face à une deuxième vague « très violente », a réaffirmé samedi Olivier Véran devant les députés, qui ont validé dans un vote ultime la prolongation de l’état d’urgence sanitaire. Comme au printemps, le ministère de la Santé a pris des mesures pour permettre la continuité des traitements et des soins durant le confinement, mais aussi la prise de contraception, la pratique des IVG médicamenteuses et les traitements de substitution aux opiacés.

LEXPRESS

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