Confronté à une triple crise, l’exécutif se retrouve sous haute pression.Les crises sanitaire, économique et sécuritaire ont toutes les chances de s’installer sur le long terme. En première ligne, Jean Castex se retrouve fragilisé par la décision de reconfiner le pays.

« Nous devons tenir. » La formule, lancée par Emmanuel Macron, le 28 octobre, lors de son allocution annonçant un reconfinement national, tient aujourd’hui lieu de ligne de conduite au sommet de l’Etat. « Il faut tenir », abonde un proche du premier ministre, Jean Castex. Autrement dit, faire preuve de résilience, dans l’espoir de surmonter la tempête sans précédent qui s’abat sur le pays.

Un sacré défi. Confronté à une triple crise sanitaire, économique et sécuritaire, le pouvoir se retrouve sous une pression maximale. « La convergence des crises est terrible. Pour l’exécutif, c’est sans doute la période la plus compliquée à gérer depuis le début du quinquennat car cette fois, il y a trois fronts ouverts en même temps », s’alarme le patron des députés MoDem, Patrick Mignola. Un constat partagé à Matignon. « L’emploi du temps est surchargé, il faut traiter tous les sujets en même temps. Cela nécessite d’avoir une réactivité à toute épreuve, explique un conseiller. On ne peut pas se permettre de relâcher l’attention. »

D’autant que cette triple crise a toutes les chances de s’installer sur le long terme. En particulier sur le plan sanitaire, où la situation est de plus en plus critique. Lundi 2 novembre, la France a établi une nouvelle hausse des contaminations au Covid-19, avec 52 518 cas diagnostiqués en vingt-quatre heures, selon les autorités sanitaires. Dans le même temps, 416 décès ont été enregistrés dans les hôpitaux, portant le bilan de l’épidémie à 37 435 morts.

Dépêche.

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