La décision du gouvernement de rouvrir les classes d’examen dans ce contexte  de pandémie à partir du 2 juin prochain se heurte à des difficultés pratiques dans la région de Kolda. Les trois départements que sont Kolda, Médina Yéro Foulah, Vélingara et les chefs d’établissements doivent faire face au casse-tête de la logistique mais également à l’angoisse des parents.

« Nous pensons qu’il faudrait mettre les conditions optimales pour que les potaches reprennent », estime Souleymane Diédhiou, Secrétaire général du Syndicat des enseignants libres du Sénégal (Sels) de Kolda. Et de poursuivre : «  Est-ce qu’à ce rythme, les gens auront le courage de retourner en classe ? Nous sommes prêts à reprendre les cours, mais à condition que l’environnement sanitaire soit propice ».

Selon le syndicaliste, « le Covid-19 est une maladie mystérieuse. Est-ce que les parents  sont prêts à libérer les enfants. Mon inquiétude que celle-là parce que ce ne sont pas seulement les classes d’examen. Et les autres classes intermédiaires ? J’ai une grande préoccupation en tant qu’acteur ».

Le Coordonateur de la Cosydep (société civile) section Kolda, Jean Marie Santos, lui, garde peu espoir : « Ce sera difficile, il y a un travail à faire en amont. Les collègues et les élèves ne sont pas sur place. Certains enseignants se trouvent dans les localités infectées par le virus. Il faudrait aussi rouvrir les voies de communication pour que ces derniers puisent rejoindre leur poste et les prendre en charge pour éviter la propagation du virus au niveau des écoles ».

Avant d’ajouter : « On touche du bois dans le département de Kolda, il y a zéro cas mais Vélingara a enregistré des cas de Covid-19 ». Pour lui, il serait difficile de reprendre les enseignements. « Même si les autorités tiennent au respect des gestes barrières, nous à Kolda, on a des effectifs pléthoriques, il s’y ajoute les abris provisoires », se désole-t-il. Le patron de la Cosydep exhorte les autorités de tenir une rencontre avec l’ensemble des parties prenantes.

Hamadou Diamanka, président de l’Association des parents d’élèves (Ape) de l’école Médina Chérif ne cache pas son inquiétude : « Les enfants sont vulnérables, surtout les moins de 18 ans. Avec les enfants, ce n’est pas prudent. C’est inquiétant par rapport au covid19 ».

 

Abdoulaye SEYDI – Correspondant Archipo.info/Kolda

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