Chaque mort a son heure de gloire. Des instants pendant lesquels, il n’entend que du beau, du bien, des éloges et des hommages. Des moments où tous ceux qui portent la mauvaise parole sont priés de se taire et à jamais si possible.

Le mort subit cette gloire peut-être très loin des préoccupations des humains qui l’instant d’après retournent à leurs occupations, préoccupations et aux discussions mondaines qui les mobilisent presque en totalité.

Les hommes sont tellement obnubilés par la vie qu’ils n’ont pas le temps de rendre hommage à leurs semblables vivants. Seul l’instant de la mort offre cette possibilité de reconnaître la grandeur de chacun et son utilité certaine.

Mon rêve de toujours est de mourir, d’écouter ce que les uns et les autres pensent de moi en vuvuzela comme en sourdine et revenir pour faire mieux ce qu’il y’a de bien et de m’abstenir du mal. C’est en écoutant les autres que chacun s’améliore et

devient meilleur.

Hommage à notre regretté Khalifa Ababacar Samb. Que la terre de Thiawlène te soit légère.

Mame Bilal Ndiaye/archipo.info

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