Il n’y a aucune innovation dans la pratique politique au Sénégal. Les hommes et les femmes qui la font peuvent changer mais les manières et moyens de faire de la politique au Sénégal ne change pas. Ce n’est pas forcément mêmes chats, mêmes chiens, mêmes moutons, mêmes perroquets et mêmes singes mais c’est toujours mêmes bruits, mêmes grimaces.

Ce chamboulement ministériel et institutionnel ne déroge pas à la règle. Un nouveau ministre qui se posture en distributeur de bons avenirs et le clame haut et fort. Des sympathisants qui grondent pour avoir perdu leurs distributeurs ou pour avoir perdu du poids budgétaire. D’autres ministres qui dansent et font danser pour avoir été reconduits. Tout cela est normal dans notre pays.

Et voilà qu’un autre dignitaire se prépare à la guerre politico-judiciaire en frappant la première. Elle a assez de pratiques pour comprendre les signes et prévoir les coups qui viennent. Par la même occasion, elle peut avoir derrière la tête l’idée d’ être victime et bénéficier ainsi de la sympathie électorale des citoyens. Tout cela est aussi normal chez nous.

Ces normalités passent comme lettre à la poste et aboutissent aux mêmes conséquences. Les médias traditionnels et virtuels vont s’en saisir et entretenir , construire des réalités qui en fin de compte n’impactent en rien sur les quotidiennes des populations. Chacun peut dès maintenant prévoir les Unes et discussions sur les réseaux sociaux traditionnels et virtuels avec une exactitude parfaite.

Taffa Gueye/archipo.info
Saillies du Profane

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