J’ai toujours essayé de mettre ma raison en avant, à réfléchir, à comprendre et à accepter ou refuser. Il n’y avait qu’une seule porte pour entrer en moi: le cerveau. Et du cerveau, la conquête pouvait atteindre le cœur et prendre possession alors durablement le corps et la personne que je suis.

Aussi, chaque fois que la raison décidait qu’il n’était plus convaincu, la chose était sorti du coeur et du corps. La raison jouait son rôle de métronome et tous obéissaient à ses ordres en hommes de troupe. Tout était alors maîtrisable, domptable, contrôlable.

Aussi je me permettais de juger sans tamis les convictions des autres avec une violence verbale très excessive (c’est maintenant que j’ai compris que c’était violent). Je me permettais de n’accorder aucune circonstance atténuante à aucune approche, démarche surtout quand ceux-ci étaient contradictoires aux miennes.

Mais depuis ce jour là où cette volonté a envahi le corps en passant par d’autres portes, elle a ébranlé la raison en faisant d’elle un outil de consolidation. Elle qui était le centre de la décision est devenu qu’un moyen de consolidation. Rien n’est maîtrisé, contrôlé, dompté.

Et depuis ce jour là, je regarde bizarrement ceux qui ne cherchent que des justifications à tout mais je peux les comprendre. Tout ce qui peut être expliqué, peut être combattu. Tout ce qui ne peut pas être expliquer reste maître du corps et de l’esprit jusqu’au jour où il pourra être expliqué.

Saillies du profane

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