Il nous semble que Sankara devient une antiquité que nous dépoussierons chaque 15 octobre pour le brandir et le 16 nous le remettons dans le débarras pour mieux ne pas le voir. Le 15 octobre, nous sommes tous Sankara et après nous retournons à nos habitudes.

Sankara a été un message pour la jeunesse, pour l’Afrique, pour le monde. Qu’avons-nous fait de ce message? Avons-nous d’abord écouté son message et après essayé de le comprendre puis de nous l’appliquer? Quel était le message de Sankara?

Où sommes-nous justes dans le mouvement. Car c’est toujours bon ton d’être Sankara. Cela donne l’allure de révolutionner. Brandir Sankara, c’est être préjugé , combattant de la liberté du peuple africain, d’anticolonial, d’authenticité. Tout cela sonne bien.

D’ailleurs faut-il toujours rester Sankara ou devons-nous chercher les bases dans Sankara et évoluer, imaginer mieux en se sourçant de l’esprit Sankara. Partons de Sankara, Cheikh Anta, Mamadou DIA et de tous les autres et fécondons mieux. Eux ne seraient pas restés sur des constantes.

Taffa Gueye

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