Mêmes causes, mê­mes conséquences : au fur et à mesure que les pays se reconfinent en Europe, l’économie replonge. Le Vieux Continent, déjà le plus touché sur le plan sanitaire et sur le plan économique lors de la première vague, est sur le point de repasser dans le rouge.

Les annonces successives d’Angela Merkel et d’Emmanuel Macron mercredi 28 octobre ont fait chuter lourdement les marchés boursiers. La chancelière allemande a annoncé un « confinement limité » d’un mois, avec fermeture des restaurants et des institutions sportives et culturelles, tandis que le président français ré­tablissait le confinement jusqu’au 1er décembre au moins, gardant néanmoins les écoles et les usines ouvertes.

Mercredi, le CAC 40 reculait de 3,4 % et le DAX 30 allemand de 4,2 %. Jeudi matin, la Bourse de Paris ouvrait à l’équilibre, tandis que celle de Francfort rebondissait de 0,59 %. Mécaniquement, le PIB va repasser en territoire négatif. L’assureur Allianz table désormais sur – 1 % en zone euro au quatrième trimestre, avec – 2 % en France et en Espagne. Il en va en ce moment de l’économie comme de la plomberie : quand on ferme le robinet, le débit se réduit. « On passe d’une économie qui tourne à 90 % à une économie à 60 % ou 70 % », résume Ludovic Subran, chef économiste d’Allianz. Les Etats ­Unis aussi devraient enregistrer un recul au quatrième trimestre.

La situation n’est cependant pas aussi grave que l’effondrement du printemps. Il n’y a pas de panique sur les marchés financiers. « Les confinements ne sont pas aussi extrêmes », analyse Jordan Rochester, de la banque Nomura. A travers l’Europe, les écoles demeurent ouvertes et les usines ont appris à fonctionner avec la distanciation sociale nécessaire…

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