Les peuples ont toujours eu besoin de bouffons qui allaient de bourgades en bourgades et qui se chargeaient d’amuser la plèbe. Une plèbe qui souffrait de tous les maux. Ces bouffons exagéraient les traits de chaque catégorie sociale et rendaient hilares tous les publics qu’ils traversaient. Ils faisaient audience et avaient bonne presse. Le rire a toujours été un refuge pour oublier la faim, la soif et la souffrance. Il arrive un moment où il cache toutes les colères qui ne trouvent que dans le rire le moyens de s’exprimer. C’est alors que les bouffons font plus d’audience que tous les autres sérieux, ordonnés et organisés qui à la limite polluent l’opinion.

C’est quand nous arrivons à cette situation que les rois, aujourd’hui en place grâce à « la démocratie » doivent avoir peurs du lendemain. La colère est toujours précédée d’un instant de béatitude, de rigolade sur tout et ensuite d’une explosion de rancœurs qui risque de coûter cher à tout le monde.

Il faut que chaque intelligence, chaque volonté se mobilise, s’active en grande urgence pour trouver des solutions afin que ce rire qui cache la haine n’explose. Les bouffons qui sont aussi le moyen du roi pour dissimuler les tares de la société, les manquements de dirigeants incompétents.

Des décennies durant grace aux bouffons et leurs fresques des milliards de budgets ont été engloutis dans les champs de perte et profit. Les politiques loosers sont enrobés par ces pauvres bouffons incultes qui impactent inconsciemment et profondément sur les plaies sociales.

Taffa Gueye/saillies du profane
M.B. Ndiaye/archipo.info