Au Sénégal, les Casamançais sont sous le choc après le massacre de Diagnon, un village situé à une trentaine de kilomètres de Ziguinchor. Selon différentes sources, dix personnes ont été tuées lundi 21 novembre 2011 par des éléments du MFDC (Mouvement des Forces Démocratiques de Casamance) alors qu’elles venaient cherchaient du bois en forêt. De quoi replonger les populations des villages concernés dans la crainte.

C’est dans la forêt classée de Bissine que le drame s’est produit. Selon le président du conseil rural d’Adéane, Ibrahima Diédhiou, les jeunes étaient partis en début de matinée à la recherche de bois de teck. Ils sont tombés sur un groupe de combattants du MFDC qui, selon l’élu local, leur a rappelé qu’il était interdit de venir là.

« Cette forêt est un point de passage pour les hommes du maquis, explique un autre membre du conseil rural. Ils avaient déjà défendu aux gens de venir y exploiter le bois. » Les combattants du MFDC ont alors demandé aux jeunes de se coucher. Ils ont ouvert le feu. Dix personnes au moins ont été tuées.

L’arrivée des corps à Diagnon, lundi 21 novembre en début de soirée, a soufflé sur le village un vent de stupeur et de crainte. « C’est la première fois que les gens voyaient autant de cadavres venir, raconte un habitant. Ils se sont sentis dépassés. »

« Je n’ai pas fermé l’œil la nuit dernière, avoue cette source. J’ai peur que cela se répète, dans le village. Il faut que les autorités augmentent notre sécurité. »

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