En fonction du résultat du scrutin présidentiel, le retrait américain pourrait être temporaire ou s’ancrer dans la durée. C’est un étrange hasard du calendrier. Mercredi 4 novembre, au lendemain de l’élection présidentielle américaine, les Etats-Unis sont officiellement sortis de l’accord de Paris sur le climat, devenant la première nation à quitter ce traité international scellé en 2015 afin de limiter la crise climatique. Mais c’est le résultat du scrutin américain qui aura véritablement un impact sur l’atteinte des objectifs climatiques.

Les conséquences seront très différentes selon quel candidat l’emportera tant leur position sur le climat – comme sur de nombreux autres sujets – est diamétralement opposée. Un second mandat de Donald Trump amoindrirait les tentatives d’infléchir la courbe du réchauffement ; à l’inverse, sous une présidence démocrate, les Etats-Unis pourraient retrouver un rôle de leader de l’action climatique, alors que le candidat Joe Biden a promis de rejoindre le traité dès son investiture.

L’accord de Paris, signé par désormais 196 pays et ratifié par 188 d’entre eux, jusqu’à la Corée du Nord, vise à contenir le réchauffement climatique bien en deçà de 2 °C, et si possible à 1,5 °C,
par rapport à l’ère préindustrielle. Il s’appuie sur des engagements volontaires des Etats de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre.

Le Monde

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