Malgré sa libération par la grâce présidentielle à la veille de la Tabaski, les portes de la prison pourraient se rouvrir pour Luc Nicolaï, si Bertrand Touly, partie civile dans l’affaire de drogue dite du Lamantin Beach de Saly (Mbour), se décide à saisir la justice pour exercer la contrainte par corps afin d’exiger le paiement des indemnités de 300 millions FCfa infligées au promoteur de lutteur.

Libre de ses mouvements, sans doutes pas libre dans sa tête ; dans le confort douillet de sa liberté gracieusement offerte par le président Macky Sall, Luc Nicolaï ne serait pas totalement débarrassé de tous ses soucis judiciaires. Il reste sans doute tourmenté par la possibilité offerte par la loi de Bertrand Touly, partie civile dans l’affaire de la drogue du Lamantin Beach, de saisir la justice pour exercer la contrainte par corps contre le promoteur de lutte. Une arme procédurale qui reste toujours à portée de main de Touly, entendu que la cour suprême avait rejeté le pourvoir en cassation des avocats du promoteur de lutte contre le Lamantin Beach. Ce qui avait motivé l’exécution du mandat d’arrêt contre Luc Nicolaï, condamné à 5 ans da prison, dont un an avec sursis, des chefs de détention de drogue, association de malfaiteurs et complicité de tentative d’extorsion de fonds. Luc Nicolaï devait payer solidairement avec ses complices, notamment Djibril Diop et Abdou Khadre Kébé, 200 millions de FCfa à Bertrand Touly. Gracié par le président de la république à la veille de la Tabaski, Nicolaï pourrait bien retourner en prison, au cas où M. Touly, Président-directeur général (Pdg) de l’hôtel Lamantin Beach, exercerait tous ses droits pour exiger le paiement de ses indemnités qui s’élèvent au total à 300 millions de FCfa.

L’Observateur

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