Le combat contre le coronavirus ou la guerre, comme déclarée par le gouvernement, est loin d’être gagné au Sénégal. Après la levée des mesures de restrictions et au moment où la pandémie gagne du terrain, les populations recommencent à vaquer à leurs occupations comme si de rien n’était. Un tour dans les différents marchés hebdomadaires suffit pour se rendre compte de la situation.
Les loumas  (marchés hebdomadaires) sont par excellence des lieux de rencontre de nombreuses personnes venues de toutes les régions. Au moment où les contaminations communautaires se comptent par dizaines, les mesures barrières sont rangées aux oubliettes.
Dans la commune de Mékhé qui vient de compter un nouveau cas de contamination communautaire, le changement de comportement est invisible dans les activités quotidiennes. Plusieurs personnes rencontrées sur les lieux disent même ne plus croire en l’existence de la maladie. Une dame, habitant la commune déclare :  » Si le virus existe, pourquoi tous ceux qui habitent avec les personnes testées positives ne tombent pas malades ? « . D’autres plus téméraires accusent le gouvernement de donner de faux chiffres pour faire peur à la population. Une situation alarmante qui selon M. Ndiaye, professeur de Français, peut nous pousser à attendre une grosse vague de contaminations, surtout avec la Tabaski qui approche.
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Face  cette situation, le constat est amer pour Amadou Sow qui lui indexe une communication défaillante du gouvernement qui a contribué à cette incompréhension de la maladie ou ce défi à autorité.
Dans tous les cas, la balle est dans le camp des citoyens qui doivent savoir que la santé des autres dépend du comportement individuel de chacun et que la guerre contre la Covid-19 ne peut être gagnée en déposant les armes devant un ennemi aussi coriace.
Ousseynou DIALLO – Correspondant Archipo.info/Mékhé

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