La décision d’autoriser les prières collectives dans les mosquées n’a pas de l’engouement chez les musulmans. A Mékhé et partout ailleurs dans le Cayor, il est difficile de voir une mosquée où la prière du vendredi a été célébrée.

A l’instar de Tivaouane, la capitale religieuse du département où le Khalife Serigne Babacar Sy a ordonné le maintien de la fermeture, les Imams ont préféré jouer la carte de la prudence. Il faut tout faire pour protéger les personnes. Imam Mansour Fall déclare que dans ce contexte « l’heure est plutôt à la sensibilisation pour un changement de comportement aussi bien individuel que collectif. Les mosquées ne peuvent pas être des lieux de propagation du mal ». Un prêche que les pratiquants semblent avoir compris par anticipation. Même le muezzin est resté aphone. Les musulmans ont montré que dans une large majorité, ils font de la lutte contre la pandémie du Covid-19 une priorité. Dans toutes les mosquées, le leitmotiv reste de rompre la chaîne de transmission. Les mesures barrières et les conditions imposées par l’Etat étant impossible à faire respecter dans les lieux de culte, les mosquées ont laissé les fidèles prier chez eux.

 

Ousseynou DIALLO – Correspondant Archipo.info/Mékhé

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