La prise du pouvoir par les armes n’est jamais, nulle part, la bonne solution. Quelle que soit la situation, les militaires doivent se cantonner à leurs rôles et laisser le soin aux civils le pouvoir politique. Le coup d’État est toujours un coup d’arrêt malheureux dans la marche des Etats.
Nul ne peut légitimer un coup d’État. Les militaires doivent toujours laisser les civils régler leurs problèmes entre eux. Ils doivent dans la situation où tout est carabiné, s’organiser pour empêcher les agressions intérieures et extérieures de forces non démocratiques, non pacifiques. Ils ne doivent pas être les promoteurs ou les instigateurs d’actions armées dont l’objectif est de prendre le pouvoir.
Se réjouir d’un coup d’État est toujours un acte antidémocratique, c’est être en parfaite contradiction avec les principes qui fondent la gouvernance des peuples. La raison doit prévaloir sur le sentiment et sur l’opinion dans le jugement des actes qui impactent la vie des nations. Et la prise du pouvoir par les militaires n’est jamais au final une réjouissance pour le peuple.
Dans l’organisation des nations, celui qui a en mains l’outil de la violence ne doit jamais être dépositaire de la décision d’utilisation de cet outil. Le militaire ne doit jamais être le décideur politique. L’armée n’est jamais nulle part, dans aucun système un pouvoir. Cela n’est pas fortuit.
Taffa GUEYE, Saillies Du Profane (Grand-Dakar)

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