Quand dans un pays, autant de jeunes meurent à la suite d’un accident dans les conditions et situations que tout le monde sait, les causes que chacun comprend et que ce pays continue tranquillement à vivre comme si de rien n’était, alors dans ce pays il y’a un véritable problème ou pire ce pays refuse obstinément de constater sa maladie et ne veut point penser à des remèdes.

Il n’y a pas de hasard dans le fait qu’occasionnellement de véritables drames surviennent dans les longs et ténébreux « Barsa wala Barsak ». Ce sont des piqûres de rappel pour nous tous qui habituons facilement aux drames. Nous nous sommes habitués aux morts dans les déserts, dans les mers, sur les routes et nous passons à autre chose après constat sans tirer de conséquences ou acter des mesures pour éradiquer.

Les institutionnels ont tellement la maîtrise du peuple qu’ils se contentent de les accompagner dans leurs habitudes. Or l’État devait mettre en berne les drapeaux, imposer un arrêt national pour marquer les esprits, convoquer la nation. Le Chef de l’État doit parler au peuple pas en communiqué mais de façon solennelle à 20h. Ce drame, certains parlent de 100 morts, est le résumé de tous nos échecs collectifs et individuels.

Et quand j’entends un rescapé dire qu’il est partant pour le prochain Gaal sans aucune crainte de la mort, je me dis que c’est foutu. Le manque d’espoir au bled, l’espoir qui brille aulleurs ont annihilé la peur de la mort. Donnez leurs un travail de « sangue Gaindé », ils plongeront en masse. Nous avons échoué et profondément. Maintenant soit nous continuons à échouer, soit nous nous arrêtons dans un consensus général et nous retravaillons les fondations.

Taffa Gueye/ saillies du profane
archipo.info

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