L’information concernant l’institution d’un décret signé, le 17 Avril dernier, par le Chef de l’Etat, parlant d’un honorariat pour les anciens présidents du Conseil Economique, Social et Environnemental (Cese), publiée dans notre site, hier, continue d’alimenter les débats. Après le démenti de la  cellule de communication du palais de la République, c’est au tour de Thierno Alassane Sall de donner son avis sur la question.

L’ancien ministre de l’Energie n’est pas «convaincu» par le démenti livré par la présidence de la République à propos du «faux décret» sur un supposé honorariat pour les anciens présidents du Conseil économique, social et environnemental (Cese).«Hier 14 mai, sur la base d’informations fiables, je m’étonnais, à travers un tweet que le décret n°2020-964 ne soit pas disponible sur le site du Journal officiel alors que des décrets pris postérieurement y sont publiés. La copie du décret n°2020-965 du 17 avril 2020 qu’il m’a été donné de voir sur les réseaux sociaux accorderait des avantages considérables à des personnes à qui la nation a déjà tout donné», a déclaré le Président de la République des Valeurs, dans un communiqué parvenu à notre rédaction.

L’ancien ministre des Infrastructures et des Transports terrestres et du Désenclavement précise : «Le démenti de la cellule de communication (du palais) apporte plus de flou: le plus simple aurait été de produire le décret n°2020-964 dont l’existence ne saurait être mise en doute», estime TAS, qui fait constater que des décrets établis postérieurement figurent au Journal officiel et de se demander: «Quoi de plus percutant comme démenti que de produire le prétendu vrai texte du décret sur le Cese?».

Poussant le bouchon plus loin, l’ancien ministre de l’Energie pense que «l’existence même du Hcct et du Cese est problématique en ces moments de diète, où se battent au front, et totalement dépourvus de moyens de protection, les personnels soignants qui sont exposés, mal équipés, peu valorisés ».

A cet effet, le leader de la République des Valeurs réclame «les décrets organisant les traitements et autres fonds « politiques » de ces institutions à l’utilité problématique».

Moustapha CISSE – Correspondant Archipo.info/Dakar

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