En trois jours, près de 600 personnes ont été arrêtées dans de nombreuses villes de Tunisie à la suite à de violentes émeutes nocturnes.

n Tunisie, depuis trois nuits, de nouvelles émeutes traduisent vraisemblablement la lassitude et le désenchantement des Tunisiens face à la crise politique, économique et sociale que traverse le pays, dix ans après la chute du dictateur Ben Ali.

Ces violences ont pris place dans plusieurs villes de Tunisie (Tunis, Bizerte, Menzel Bourguiba, Sousse et Nabeul, Kasserine et Siliana), et ce, malgré la mise en place d’un confinement assorti d’un couvre-feu à 16h, contre la propagation du Covid-19. Plus de 600 personnes ont déjà été arrêtées a indiqué le ministère de l’Intérieur, ce lundi. Le porte-parole du ministère Khaled Hayouni a évoqué des groupes de personnes entre 15 et 25 ans qui ont « brûlé des pneus et des poubelles afin d’entraver les mouvements des forces de sécurité », ainsi que des pillages.

Les heurts ont éclaté dans des zones marginalisées, frappées de plein fouet par la crise économique inédite, la pandémie ayant mis à mal un début de reprise, alors que la classe politique, divisée, est paralysée. Samedi, le Premier ministre tunisien Hichem Mechichi a annoncé un vaste remaniement de son gouvernement affectant douze ministères notamment ceux de l’Intérieur, de la Justice et de la Santé.

Cela n’a rien à voir avec les mouvements de revendication garantis par la loi et la Constitution », a néanmoins estimé Khaled Hayouni. « Les revendications se déroulent normalement le jour (…) et sans actes criminels », a-t-il ajouté dans une interview à la radio privée Mosaïque, faisant état de deux blessés parmi les forces de l’ordre.

L’armée a déployé des renforts dans les régions de Bizerte (nord), Sousse (est), Kasserine et Siliana (centre-ouest) – afin de protéger les bâtiments publics, a également indiqué ce lundi un porte-parole du ministère de la Défense, Mohamed Zikri.

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